Trois grandes idées

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Parmi de nombreuses idées apportées par le Mouvement théosophique, il en est trois que l'on ne devrait jamais perdre de vue. Ce ne sont pas les paroles qui vraiment gouvernent le monde, mais la pensée ; par conséquent, si ces trois idées sont bonnes, il faudrait sans relâche les préserver de l'oubli.

La première idée est qu'il existe une grande Cause — au sens d'une entreprise — appelée la Cause de la Sublime Perfection et de la Fraternité humaine. Elle s'appuie sur l'unité essentielle de toute la famille humaine ; et elle est possible du fait que le sublime (dans la mesure de perfection qui est accessible) et la réalisation effective de la fraternité sur chacun des plans de l'être sont une seule et même chose. Tous les efforts accomplis par les Rosicruciens, Mystiques, Maçons et Initiés, sont autant de démarches visant l'avènement, dans le coeur et le mental des hommes, de l'Ordre de la Sublime Perfection.

Selon la seconde idée, l'homme est un être qui peut s'élever à la perfection, à la stature de la Déité, car il est lui-même Dieu incarné. Cette noble idée était certainement présente à l'esprit de Jésus lorsqu'il déclara que nous devrions être parfaits comme l'est notre père dans les cieux. C'est l'idée de l'humaine perfectibilité. Elle est destinée à détruire l'horrible théorie du péché originel qui a tenu en sujétion et écrasé les nations chrétiennes occidentales pendant des siècles.

La troisième idée est l'illustration, la preuve, le produit très remarquable des deux autres. Elle s'énonce dans ces termes : les Maîtres — ceux qui se sont élevés au degré de perfection qu'autorisent l'actuelle période d'évolution et ce système solaire — sont de véritables faits vivants, et non des abstractions, froides et distantes. Ce sont, comme le répétait si souvent notre vieille amie H.P.B., des hommes vivants. Elle indiqua aussi qu'une ombre de malheur s'étendrait sur ceux qui diraient qu'ils ne sont pas des faits vivants, qui déclareraient que « les Maîtres ne descendent pas sur notre plan ». L'idée des Maîtres, considérés en tant que faits vivants et idéaux élevés, emplira l'âme d'espérance, et Eux-mêmes aideront tous ceux qui désirent élever la race humaine.

N'oublions pas ces trois grandes idées.

William Q. Judge

[Traduction d'un article de W.Q. Judge publié en février 1895 dans la revue The Irish Theosophist, sous le titre : "Three Great Ideas". (N. d. T.)]