Letre d'un Mahatma (Maître)

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Le véritable mal procède de l’intelligence humaine et son origine repose entièrement dans l’homme raisonnable qui se sépare de la Nature. L’humanité seule est donc la vraie source du mal… Ce n’est pas la nature qui crée les maladies, mais l’homme. La mission et la destinée de celui-ci, dans l’économie de la nature, c’est de mourir de sa mort naturelle produite par la vieillesse. La nourriture, les relations sexuelles, la boisson, sont toutes des nécessités naturelles de la vie ; pourtant, l’excès amène des maladies ; la misère, la souffrance mentale et physique, et celles-ci sont transmises comme les plus grands maux aux générations futures ; la progéniture des coupables. 

L’ambition, le désir d’assurer le bonheur et le réconfort à ceux que nous aimons en obtenant les honneurs et la richesse, sont des sentiments naturels dignes d’éloges, mais quand ils transforment l’homme en un tyran ambitieux et cruel, en un avare, un égoïste féroce, ils attirent des misères sans nom sur ceux qui les entourent, sur les nations comme sur les individus. Tout ceci donc – nourriture, richesse, ambition, et mille autres choses que nous ne pouvons signaler, deviennent la source et la cause du mal, soit par leur abondance, soit par leur absence. Devenez un glouton, un débauché, un tyran, et vous créez des maladies, des souffrances et des misères humaines. Manquez de tout ceci et vous mourez de faim, vous êtes méprisé comme une nullité, et la majorité du troupeau – vos semblables – fait de vous un souffre-douleur toute votre vie. Par suite, ce n’est ni la nature, ni une Déité imaginaire qui doivent être blâmées, mais la nature humaine rendue vile, par l’égoïsme.