Articles d'autres auteurs

Le journal d'un Chéla Hindou

par Espace Théosophie
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Au mois de décembre, il arriva à Bénarès où il espérait faire son dernier pèlerinage. Tout ce que je peux déchiffrer de ce curieux manuscrit, écrit dans un mélange de tamil – la langue du Sud de l'Inde – et de marathe qui, comme vous le savez, est entièrement différent, prouve que ce Chéla avait fait de nombreux pèlerinages aux lieux sacrés de l'Inde, que ce soit par simple impulsion, ou sur ordre direct, je l'ignore.

S'il s'était agi simplement d'un Hindou ayant des préoccupations religieuses, nous aurions pu en tirer la conclusion qu'il avait accompli ces pèlerinages afin de gagner certains mérites, mais comme il avait dû s'élever depuis longtemps au-dessus des chaînes fleuries, même des Védas, nous ne pouvons vraiment pas dire quel fut le but de ces voyages. Bien que, comme vous le savez, il y ait longtemps que je sois en possession de ces documents, le temps n'avait pas semblé, jusqu'à ce jour, propice à leur révéla­tion. Quand je les reçus, il avait déjà quitté depuis longtemps notre monde actif pour un autre bien plus actif encore et, maintenant, je vous donne la permission de publier ce récit fragmentaire, sans la description de son auteur. Ces gens n'aiment pas, comme vous le savez, qu'on répande n'importe où des descriptions détaillées d'eux-mêmes. Étant de vrais disciples, ils ne tiennent pas à dire qu'ils le sont – ce en quoi ils diffèrent complètement de ces professeurs renommés de science occulte qui, à bon escient ou non, proclament du haut des toits leur prétendue qualité de Chéla.

« Deux fois déjà, j'ai vu ces temples silencieux dressés au bord des flots tumultueux du Gange sacré. Ils n'ont pas changé, mais en moi quels changements ! Et pourtant, cela n'est pas exact, car le Je ne change pas, seul le voile extérieur qui l'enveloppe se déchire ou au contraire s'enroule d'une manière plus étroite et plus épaisse, pour nous cacher la réalité...

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Letre d'un Mahatma (Maître)

par Espace Théosophie
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Le véritable mal procède de l’intelligence humaine et son origine repose entièrement dans l’homme raisonnable qui se sépare de la Nature. L’humanité seule est donc la vraie source du mal… Ce n’est pas la nature qui crée les maladies, mais l’homme. La mission et la destinée de celui-ci, dans l’économie de la nature, c’est de mourir de sa mort naturelle produite par la vieillesse. La nourriture, les relations sexuelles, la boisson, sont toutes des nécessités naturelles de la vie ; pourtant, l’excès amène des maladies ; la misère, la souffrance mentale et physique, et celles-ci sont transmises comme les plus grands maux aux générations futures ; la progéniture des coupables. 

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Les Maîtres de Sagesse

par Espace Théosophie
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Lorsque le 17 novembre 1875 le Mouvement théosophique débuta, ou plus exactement reprit son activité sur la scène publique, la notion de Sagesse et de Maître de Sagesse était à peu près inconnue dans le monde occidental. Ce fut le rôle de Madame Blavatsky de révéler à notre civilisation l’existence de la Fraternité des Maîtres dont Elle fut le Messager, en présentant au monde une partie de la Connaissance de ces Maîtres, la pure Théosophie - qui est la sève vivifiante de toutes les religions. Malheureusement, les enseignements les plus purs sont progressivement pollués par les hommes qui les reçoivent, et nous voyons de nos jours, circuler sur les Maîtres de la Vie Spirituelle, comme sur leur véritable enseignement, les idées les plus fantaisistes et les plus erronées.

Le présent texte, qui réunit des extraits de la littérature théosophique authentique, est destiné à aider le public à obtenir une compréhension plus exacte, et aussi plus profonde des problèmes que pose l'existence de ces Maîtres.

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